Informer, communiquer, partager, vivre le sport au sein de l'AS du collège Arnaut Daniel
11 Mai 2013
La crosse est un sport d'équipe dans lequel les joueurs doivent se passer, attraper et transporter une balle de caoutchouc à l'aide de bâtons dotés d'une poche en filet. L'objectif du jeu consiste à marquer des points en lançant la balle dans le but adverse.
La crosse est l'un des plus vieux sports organisés de l'Amérique du Nord. À une époque, la crosse est un jeu sur terrain ou un rituel joué par les PREMIÈRES NATIONS dans le Haut-Canada mais, par la suite, le sport se divise en 4 jeux distincts :
1. La crosse au champ masculine
Elle se joue par 2 équipes de 10 joueurs sur un terrain extérieur. La caractéristique la plus perceptible de la crosse au champ est l'utilisation de bâtons beaucoup plus longs par les 3 défenseurs de chaque équipe. Les championnats mondiaux de crosse ont lieu tous les quatre ans.
2. La crosse au champ féminine
C'est un sport sans contact joué par 12 joueuses par équipe. Le mouvement de la balle et l'habileté des passes constituent les éléments clés du sport, et la faible profondeur de la poche suspendue au bâton rend la réception et le contrôle de la balle plus difficiles. La 1ère partie de crosse au champ féminine se déroule en Écosse en 1890.
3. La crosse en enclos
Elle voit le jour dans les années 1930. C'est une façon de tirer avantage des terrains de hockey, qui sont inoccupés pendant les mois d'été. La crosse en enclos « boxlacrosse » est parfois considérée comme le sport le plus rapide sur 2 pieds. Les rebonds et les mises en échec sur le terrain rendent le jeu excitant à regarder. De plus, la règle voulant qu'une équipe a 30 secondes pour marquer un point, sous peine d'abandonner la balle à un joueur de l'équipe adverse contribue à élever le pointage des parties. La crosse en enclos se joue habituellement sur une surface cimentée.
La crosse intérieure professionnelle est semblable à la crosse en enclos de bien des façons, notamment en ce qui a trait au nombre de joueurs par côté, i.e. 5 joueurs et un gardien, à la règle des 30 secondes, et à l'existence de planches qui entourent la surface du jeu. La crosse intérieure professionnelle se joue sur un tapis de gazon.
4. Inter-crosse
C'est une activité à faible risque, conçue pour les programmes d'éducation et de loisirs. Ce jeu en salle facile à jouer requiert des bâtons de plastique moulés et une balle molle légère, et permet aux participants d'apprendre les rudiments de la crosse : le ramassage, le transport, la passe et la réception de la balle.
* Histoire de la crosse
Pour les Amérindiens, la crosse n'était ni un sport ni un jeu divertissant; c'était plutôt une pratique religieuse.Elle servait entre autres à guérir les malades, à influencer la température pour obtenir de bonnes récoltes et à communiquer avec les esprits des anciens bons guerriers et des bons joueurs de crosse. Ils croyaient que ceux-ci les protégeraient au combat. De plus, la crosse était un jeu de guerre pratiqué avec les tribus ennemies, pour calmer les tensions et ce afin d'éviter les guerres réelles tout en s'affrontant; on y trouvait ainsi un gagnant à qui était concédé un territoire. En ce temps, les règlements n'étaient pas fixes ni clairs. Le jeu variait donc beaucoup d'une tribu à l'autre. Par exemple, les bâtons employés différaient beaucoup. Dans une tribu, le jeu pouvait être axé sur les passes exigeant pour ce faire des bâtons au filet très tendu, un peu comme nos raquettes de tennis. Pour d'autres tribus au contraire, le jeu étant plus orienté vers le courage, la force et la vitesse, les bâtons se terminaient par une poche de cuir au lieu d'un filet, rendant ainsi les passes pratiquement impossibles. Une chose cependant fait figure commune à toutes les tribus: la balle représentait le malheur, d'où la nécessité de l'envoyer chez l'opposant, leur apportant ainsi un mauvais sort et de la malédiction dans leurs récoltes.
Au début les Blancs s'intéressent très peu à ce jeu qu'ils trouvent violent alors qu'ils ignorent qu'en fait, il ne s'agit non d'un sport mais bel et bien d'un jeu de guerre. En effet, grâce à ce jeu, les jeunes guerriers sont formés et apprennent à développer leur courage. Peu après, les colons décrient la crosse car ils ne s'attardent qu'au côté brutal du sport; il n'était pas rare d'y voir des hommes mourir au cours de ces matches qui réunissaient près de 1000 joueurs sur des terrains de plus d'un kilomètre de longueur.
L'une des 1ères références consignées au Canada relativement à l'activité de la crosse figure dans les journaux de 1636 du missionnaire jésuite Jean de BRÉBEUF.
En réalité, Brébeuf n'est pas tout à fait le premier à faire référence à un jeu de crosse. Le terme apparaît dans Gargantua, texte de l'écrivain satiriste français François Rabelais du XVIe siècle. Cependant, rien n'indique que les deux activités soient liées et, vu que le terme français « crosse » signifie également bâton, comme dans « bâton de golf » et « bâton de hockey », Brébeuf et Rabelais pourraient tous deux parler d'un autre jeu de bâton qui se pratique à cette époque. De surcroît, on ne peut passer sous silence la similarité de la crosse et du hockey avec le hurling, ancien jeu irlandais utilisant une balle et un bâton.
Au milieu du XIXe siècle, certains anglophones de Montréal, en particulier un jeune dentiste nommé William George BEERS, s'intéressent aux passe-temps des Indiens de l'Amérique du Nord. Beers, un nationaliste convaincu, met sur papier l'ensemble des règles de la crosse et remplace la balle en peau de chevreuil par une balle de caoutchouc. Il est connu comme le père de la crosse moderne.
En 1867, le sport fait sa 1ère apparition en Angleterre. En 1876, une équipe composée de 27 Canadiens, dont treize Iroquois, joue devant la Reine Victoria au château de Windsor. La reine écrit dans son journal, « le jeu était très élégant à regarder ».
Vers le milieu des années 1980, une nouvelle version du jeu, l'Inter-Crosse voit le jour sur la scène internationale. Plus amicale et familiale, sans contact, ce sport favorise la rapidité et l'esprit sportif et ce autant pour les femmes, enfants que les hommes. En 1996, Montréal sera la ville hôtesse des jeux mondiaux Inter-Crosse, 10ième édition. Ce sera en 2001, que pour une dernière fois sera créée à Montréal une équipe de crosse professionnelle, l'Express de Montréal. Après seulement une saison, elle sera dissoute par manque d'intérêt du public et de la ville de Montréal.
Le sport de la crosse est donc toujours en développement et essaie de gagner en popularité. Ce sport est cependant trés pratiqué en amérique du nord.